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Conseils immobiliers
La rentrée, le bon moment pour concrétiser son projet immobilier
Après la pause estivale, la rentrée marque traditionnellement la reprise des projets immobiliers. Alors que les taux de crédit amorcent une remontée, mieux vaut ne pas trop attendre pour passer à l'acte. Le point avec le réseau l'Adresse.
Retour au bureau, reprise du rythme scolaire… la rentrée est aussi, pour beaucoup de Français, le moment où l'on se replonge dans les projets mis de côté pendant l'été. Et parmi eux, le projet immobilier occupe une place particulière : après avoir mûri son envie d'achat pendant les vacances, c'est maintenant qu'il faut passer à l'action, dans un contexte où le temps joue de moins en moins en faveur des acquéreurs.
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La rentrée : le moment de se remettre dans ses projets
Après la parenthèse estivale, la rentrée agit comme un signal de remise en mouvement. On retrouve son agenda, ses habitudes, mais aussi les décisions laissées en suspens avant les vacances. Pour beaucoup d'acquéreurs, le projet immobilier fait partie de cette liste : les visites envisagées cet été, les annonces mises de côté, les discussions engagées en famille doivent désormais se transformer en démarches concrètes.
« Chaque rentrée, nous constatons le même phénomène : les projets mûris pendant l'été se concrétisent en septembre. C'est le moment où les acquéreurs reprennent contact avec leurs agences pour passer à l'étape suivante », observe Brice Cardi, président du réseau l'Adresse.
Un projet en tête ? C'est le moment de le concrétiser
Si vous avez un projet immobilier, cette rentrée constitue une fenêtre à ne pas laisser passer. Après près d'un an de stabilité, la Banque centrale européenne a relevé ses taux directeurs en juin de 0,25 point. Une première hausse depuis 2023, dans un contexte d'inflation ravivée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Durant l'été, les taux d'emprunt d'Etat ont fortement augmenter dépassant même la barre des 4 % depuis la mi-août.
Conséquence directe pour les emprunteurs : en septembre, les taux immobiliers sont en légère hausse et ils atteignent en moyenne 3,40 % sur 15 ans, 3,50 % sur 20 ans et 3,60 % sur 25 ans. La tendance ne devrait pas s'inverser d'ici la fin de l'année : plusieurs économistes anticipent une nouvelle hausse des taux directeurs de 0,25 point à la rentrée, lors de la réunion de la BCE du 10 septembre, tandis que les marchés intègrent jusqu'à deux relèvements supplémentaires de 25 points de base d'ici la fin de l'année 2026.
« Les signaux sont clairs : le mouvement de remontée des taux est enclenché. Ceux qui ont un projet doivent en avoir conscience et ne pas laisser traîner leur décision. Attendre, c'est risqué d'emprunteur plus cher ou de vendre moins cher son logement », avertit Brice Cardi.
Pourquoi attendre n'est pas une bonne idée
Le marché actuel offre pourtant des conditions encore favorables aux acquéreurs, mais ces conditions ne sont pas figées dans le temps.
D'un côté, l'offre de biens à vendre reste abondante, avec une progression de 9 % au niveau national, et les marges de négociation demeurent élevées : entre 3 et 5 % en moyenne nationale. Une situation inédite depuis une décennie, qui met les acheteurs en position de force.
De l'autre, attendre expose à un triple risque :
- une remontée des taux de crédit, qui renchérit mécaniquement le coût du financement ;
- une baisse de la capacité d'emprunt, chaque dixième de point de taux supplémentaire réduisant le montant empruntable à mensualité égale ;
- pour les vendeurs qui attendraient également, le risque de devoir vendre moins cher si la remontée des taux réduit le nombre d'acquéreurs solvables sur le marché.
« Le stock actuel et les marges de négociation sont une fenêtre d'opportunité, pas une situation acquise. Plus les taux remontent, moins les acquéreurs peuvent emprunter, et plus le rapport de force se rééquilibre en défaveur des vendeurs comme des acheteurs qui attendent trop longtemps », souligne Brice Cardi.
Quelles perspectives pour la suite ?
La trajectoire des taux pour la fin d'année 2026 s'oriente donc plutôt à la hausse, même si celle-ci devrait rester mesurée. La BCE a réaffirmé qu'elle ne préjugerait pas de ses décisions futures, mais elle a revu à la hausse ses prévisions d'inflation pour 2026 (3 % en moyenne annuelle) et pour 2027, un contexte qui plaide pour une politique monétaire prudente plutôt qu'un nouveau cycle de baisse à court terme.
Du côté des banques, la tendance reste toutefois à la conquête commerciale : après une production de crédit modérée en mai et juin, en septembre, les établissements ont besoin de continuer à prêter pour atteindre leurs objectifs commerciaux. Cela explique pourquoi, malgré la hausse des taux directeurs, la remontée des taux immobiliers reste pour l'instant progressive plutôt que brutale, avec des écarts pouvant dépasser 0,5 point entre établissements pour un même profil.
« Les banques veulent continuer à prêter, c'est une réalité. Mais cela ne doit pas faire oublier la tendance de fond : les taux remontent, même modérément, et chaque mois qui passe rend le financement un peu plus coûteux qu'aujourd'hui », précise Brice Cardi.
Cinq conseils pour concrétiser son projet cette rentrée
- Mettez les banques en concurrence. Les écarts de taux entre établissements peuvent dépasser 0,5 point pour un même profil : solliciter plusieurs banques, via un courtier notamment, reste le levier le plus direct pour obtenir de meilleures conditions.
- Renseignez-vous sur les prêts à taux bonifiés. Certaines banques financent encore une partie du crédit, entre 10 et 20 %, à un taux préférentiel inférieur de 1 à 1,5 point au marché. Ces dispositifs, souvent méconnus, peuvent faire une réelle différence sur le coût total du financement.
- Faites confiance à votre agent immobilier. Il connaît le marché local, les biens réellement négociables et les vendeurs les plus motivés. Son accompagnement permet d'aller plus vite et d'éviter les faux pas dans un marché où la réactivité compte de plus en plus.
- N'ayez pas peur d'un bien avec travaux. Un bien nécessitant des rénovations bénéficie souvent d'une décote significative à l'achat, qui peut largement compenser le coût des travaux, notamment sur les biens les moins bien classés au DPE.
- Préparez votre dossier de financement dès maintenant. Bulletins de salaire, relevés de compte, avis d'imposition, justificatifs d'épargne, pièce d'identité : un dossier complet et prêt à être déposé permet de réagir immédiatement dès qu'une offre est acceptée, un avantage décisif dans un marché où les taux évoluent vite.
Conclusion
La rentrée 2026 marque un tournant : après des mois de stabilité, les taux de crédit amorcent une remontée que rien n'indique devoir s'inverser d'ici la fin de l'année. Dans ce contexte, le stock de biens disponibles et les marges de négociation actuelles constituent une fenêtre d'opportunité réelle, mais temporaire. Les acquéreurs qui concrétisent leur projet dès maintenant, dossier de financement prêt et banques mises en concurrence, s'assurent les meilleures conditions avant que le marché ne se retourne davantage. Les équipes du réseau l'Adresse accompagnent chaque projet, de la recherche du bien à la finalisation du dossier, pour transformer cette rentrée en réussite immobilière.
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